Lors d’une interview radiophonique, la Ministre du logement, Christine BOUTIN s’est montrée pugnace vis à vis des bailleurs sociaux : "ils ont une trésorerie excédentaire de plusieurs milliards d’€. Ils doivent construire plus de logements sociaux !" semblait-elle dire.
Voila un discours clair et exigeant !
Mais un peu plus loin, elle a expliqué que l’exigence de la loi SRU (Solidarité Renouvellement Urbain) vis à vis des communes devait être aménagée : dans les 20% de logements sociaux exigés, il faudrait désormais inclure les logements en accession sociale à la propriété. "Il faut arrêter de mettre les communes en accusation, car elles font déjà beaucoup d’efforts" ajouta-t-elle.
Décryptons ce discours par un exemple concret. La ZAC de la Minais à Sainte-Luce va comporter 24% de logements locatifs sociaux. Ce taux supérieur à 20% vise à rattraper le retard de la commune en ce domaine. A cela s’ajoutent les logements en accession sociale à la propriété (soit 15%).
Si la proposition de Mme Boutin était adoptée, alors il suffirait à la commune de Sainte-Luce de construire 5% de logements locatifs sociaux pour, additionnés aux 15% l’accession sociale à la propriété, obtenir les 20% de « logements sociaux » !
Ainsi, on comprend mieux le plaidoyer de Mme Boutin en faveur des communes : cela veut dire « N’imposons pas trop de choses à Neuilly et laissons lui la possibilité de faire de l’accession sociale à la propriété (cela fait déjà moins tache), plutôt que du logement locatif social ». Mais au total, cela ferait MOINS de logements locatifs sociaux (A la Minais, cela pourrait se réduire à 5% !).
Cela relativise les remontrances de Mme Boutin vis-à-vis des bailleurs sociaux : elle veut plus de logements sociaux … mais se débrouille pour qu’il y en ait moins !
Bel exemple de double langage !
les nouveautés pour la formation professionnelle et l’apprentissage
14 juillet 2008, par Patrick Cotrel - #20. Conseil régional - #60. Apprentissage - #70. Format. Profession.Dans le domaine de la formation professionnelle et de l’apprentissage, le Budget Supplémentaire voté fin juin 2008 comporte plusieurs sortes de mesures :
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entre le groupe "multipartite" et les Ministres C.Lagarde et L.Wauquiez
13 juillet 2008, par Patrick Cotrel - #20. Conseil régional - #35. Lettre Form. Prof. / Apprentissage - #70. Format. Profession.Ce 10 juillet le groupe "multipartite" composé des représentants des partenaires sociaux, des conseils régionaux, des administrations et présidé par Pierre Ferracci a remis son rapport à la Ministre Christine LAGARDE et son Secrétaire d’Etat à l’emploi, après plusieurs mois de travail intense.
Après l’exposé de Pierre Ferracci reprenant les grandes lignes du rapport, chaque organisation a exposé ses positions particulières assez longuement (1/4 d’heure par orga.).
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La dernière semaine de juin a été marquée par l’engagement des trois collectivités (Nantes Métropole, le Conseil Général 44 et la Région Pays de la Loire) à participer éventuellement à l’investissement de la structure même de l’éventuel aéroport, alors qu’il s’agit d’une responsabilité unique de l’Etat.
En réplique, le pique nique organisé
sur le site le 29 juin par les opposants au nouvel aéroport a été un succès : plusieurs milliers de personnes y ont participé, montrant ainsi que la mobilisation des opposants ne féblissait pas, malgré la Déclaration d’Utilité Publique (mais la centrale électro nucléaire en Basse Loire avait, elle aussi fait l’objet d’une DUP). Sur la photo, participation de la chorale "les voix de garage".
Il s’agit d’un engagement supplémentaire, alors que ces collectivités locales seraient déja fortement sollicitées pour tous les travaux annexes (voies d’accès, transport en commun en site propre, franchissement sur la Loire, ...) si la construction se réalisait. Le plus grave serait sans doute les garanties données au futur exploitant contre les probables pertes d’exploitation. Ainsi, les collectivités locales traineraient ce boulet qui viendrait plomber leur budget de fonctionnement (c’est déja le cas pour les aéroports d’Angers ou de La Roche).
Pourquoi cet entêtement, alors que si le nombre de passagers de Nantes Atlantique augmente, le nombre de mouvements ’d’avions, lui, diminue du fait d’un meilleur remplissage ? Alors que le pétrole voit son prix s’envoler sans espoir de retour en arrière, son épuisement étangt en vue ? Alors qu’à l’évidence, le transport aérien, s’il est difficilement remplaçable pour les grandes distances, n’a pas de perspective de développement important ?
La réponse est sans doute dans la bouche des Elus qui défendent ce projet : au delà du discours un peu mégalo du type "il faut un Grand aéroport pour une Grande Agglomération", il faut entendre la menace que fait peser le plan d’exposition au bruit sur l’urbanisation du quartier des anciens abattoirs de Rezé et sur l’Ile de Nantes.
Mais c’est d’autant plus incompréhensible que si on ré-étudiait aujourd’hui le plan d’exposition au bruit, il serait moins sévère en raison des progrès techniques réalisé sur le bruit des moteurs. Et le résultat serait encore meilleur si la proposition de piste transversale était sérieusement étudiée.
Le vendredi 5 juillet au matin, les CRS ont expulsé les ROMs qui occupaient un campement très précaire à la Papotière (à Nantes, tout près de Sainte-Luce) dans des conditions humanitaires qui semblent contestables, et en empêchant Médecins du Monde et la LDH d’assister à l’opération.
Plusieurs réactions et protestations ont eu lieu. Vous trouverez en pièce jointe le communiqué de presse commun des associations humanitaires (LDH, GASPROM, MRAP, Médecins du Monde, Une Famille un Toit, CIMADE, RESF44, UCIJ, Collectif enfants étrangers, collectif Romeurope nantes, ...).
Vous trouverez également le courrier de Philippe BARBO publié dans la rubrique "Nantes forum" de Ouest France. Philippe est le Président de l’association lucéenne "Espace Harmonicité".
Dernière information : le Président des Verts 44 a contacté le cabinet de jean Marc Ayrault. Il a appris que cette expulsion avait été décidée et pilotée par la Préfecture sans aucune concertation. Il s’est quand même étonné de la présence de représentants de la police municipale lors de cette opération.
Pour lire le communiqué des associations humanitaires, cliquer ici
Pour lire le courrier de Philippe BARBO, cliquer ici
Par les dits et les non-dits, par la campagne de presse et les petites phrases, on a la forte impression
que l’Etat aimerait bien reprendre le contrôle de ce qu’il a décentralisé vers les Régions (sans en assumer les coûts !...) et qu’il souhaiterait prendre le contrôle d’une partie des sommes consacrées à la formation des salariés et gérées par les partenaires sociaux.
Lors des débats au sein du groupe "quadripartite", les Conseils régionaux et les partenaires sociaux ont essayé de baliser le terrain avec une certaine complicité.
Cela sera-t-il suffisant ?
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