Communiqué de presse de "Ecologie-Solidarité Pays de la Loire"
19 juillet 2010, par Patrick Cotrel - #10. Au fil des jours - #45. Déplacements - #50. Développement DurableC’est au cœur de l’été (le 17 juillet) que cette nouvelle est annoncée par la presse, procédé habituel des responsables politiques quand il s’agit de faire passer des pilules très amères.
Les collectivités locales (Région, Département 44 et Nantes Métropole) devront apporter 115,5 millions €. Mais à partir de cette information, de nombreuses questions de posent :
Le ministre Borloo avait annoncé que l’aéroport ne pouvait se concevoir sans liaison ferroviaire. Quelle liaison ferroviaire pour ce projet ? Qui va financer cette liaison ?
Le futur concessionnaire devra investir entre 400 et 500 Millions €. Il devra donc se rembourser sur les bénéfices de l’aéroport. Si l’aéroport ne dégage pas les bénéfices suffisants (ce qui est probable vue la raréfaction du pétrole et si une liaison ferroviaire vient assécher les bénéfices du parking), quelle est la garantie de l’Etat et des collectivités locales ???
Il y a un an, nous avons défendu l’idée que les résultats des européennes nous permettaient de proposer une union de premier tour au PS et à la gauche en la conditionnant à certaines exigences (dont le non financement d’un nouvel aéroport par la Région). A l’inverse, la majorité des Verts et Europe Ecologie ont essayé de surfer sur l’opposition à Note Dame des Landes pour faire un bon score de premier tour aux élections régionales. Malheureusement, comme nous le présentions, l’accord entre les deux tours n’a comporté aucun engagement du PS sur Notre Dame des Landes. Et l’accord qui vient d’être signé le démontre. Quelles conséquences les Elu.e.s régionaux Europe Ecologie tirent-ils de cet échec de leur stratégie ?
Pour notre part, nous pensons que tout n’est pas joué et que la mobilisation contre ce projet est plus que jamais d’actualité.
Article à parraître dans le magazine municipal de l’été 2010
28 juin 2010, par Patrick Cotrel - #15. Sainte-Luce - #40. Magazine municipal - #45. DéplacementsLes habitant.e.s de Sainte-Luce avaient le sentiment d’être oubliés. Il faut dire que l’ancienne majorité municipale ne semblait pas attacher beaucoup d’importance à cette question des transports en commun.
Aujourd’hui, le projet de chronobus apporte un véritable espoir.
Les temps d’attente moyens seront de l’ordre de 4 à 6 minutes, et ceci dès 6 heures du matin et jusqu’à minuit. Le temps de parcours pour la place du Commerce sera de l’ordre de la demi-heure. Ainsi, nous seront réellement reliés au réseau tram-busway.
Pour parvenir à cela, des couloirs bus seront aménagés sur une bonne partie de l’itinéraire entre Thouaré et l’arrêt tramway de la Souillarderie.
Mais cela n’est pas possible partout, et particulièrement dans le centre de Sainte-Luce. Sur ces tronçons, il faudra décourager fortement la circulation de transit des véhicules qui ne font que traverser la commune chaque matin et chaque soir : il faut encourager ces personnes à prendre le chronobus (les capacités de transport seront plus que doublées par rapport à la situation actuelle) ou à utiliser les itinéraires mieux adaptés (RD723=route de Paris, A811= pénétrante, périphérique …).
Dans le même temps, il faudra permettre aux Lucéens d’aller d’un point à un autre de la commune, sans passer par le centre ville, et à tous ceux qui le veulent d’atteindre les commerces, les services publics, les lieux de rencontre, de culture, … Mais tout cela devra se faire de façon apaisée, avec une vitesse réduite et une priorité aux piétons, aux vélos et aux personnes à mobilité réduite.
Il faut essayer de se projeter dans l’avenir : dans 10 ou 20 ans, quel centre ville voulons-nous ?
Nous voulons, en même temps, participer pleinement à la vie de l’agglomération nantaise, et renforcer l’attraction d’un centre ville convivial, loin des embouteillages, où on prend plaisir à venir faire ses courses dans les commerces ou au marché, à fréquenter les services publics et les lieux culturels, à rencontrer les autres citoyens.
Il est évident que les choix concernant le chronobus vont structurer fortement l’avenir du centre ville, le rôle et l’attractivité de la vie communale. Nous avons encore beaucoup d’espaces libres en centre ville ; il ne faut pas les gaspiller.
C’est bien le rôle d’une municipalité que de dégager les grandes lignes de ce que devra être notre ville demain, dans l’intérêt collectifs.
Patrick COTREL, pour le groupe des Elu.e.s Harmonicité
En dehors de quelques polémiques, comme celle concernant la localisation future du CHU, des dossiers importants ont été traités lors de ce Conseil qui a duré près de 10 heures. Ces dossiers les plus importants n’ont pas donné leu à des débats très contradictoires, mais plutôt à un consensus d’ensemble.
Premier point : lancement d’une étude prospective sur l’avenir de l’agglomération à l’horizon 2030. Cette démarche largement participative sera pilotée par l’AURAN.
Second point : le réseau chronobus structurant. Des concertations préalables ont eu lieu pour les 3 lignes quaiBaco-gareSud-IleDeNantes, ligne Est (Souillarderie-SteLuce-Thouaré) et ligne 22 (Hermeland, Dervallières, centre-ville, Saint-Joseph de Porterie, Chantrerie). Au vu des résultats, Nantes Métropole confirme ces projets (calendrier et engagement financier).
Troisième point : approbation du Plan Local de l’Habitat (PLH). Ce plan comporte trois objectifs principaux.
Lors du Conseil de Nantes Métropole du 25 juin 2010, la mise en place d’une subvention de 20€ aux ménages de l’agglomération pour l’acquisition d’un composteur individuel a été approuvée.
A cette occasion, je suis intervenu pour informer de l’opération de sensibilisation au tri des déchets ménager et au compostage individuel que la commune de Sainte-Luce a fait en début d’année : « nous avons vendu 100 composteurs à prix réduit et signé une convention de collaboration avec l’association environnementaliste « CLEMENTINE » en vue d’accompagner les particuliers dans leur premiers pas dans le compostage.
Cette opération a bien fonctionné ; mais il s’agissait d’une action ponctuelle de sensibilisation, et non pas de nous substituer à Nantes Métropole. Par contre, il nous semblerait intéressant de prendre en compte et de pérenniser la démarche collective que nous avons initiée.
C’est donc la demande que je vous fais par cette intervention. » (résumé)
Réponse de Michèle Gressus, Vice Présidente en charge des déchets et Maire de Bouguenais : nous allons suivre une démarche participative en direction des communes. Je viendrai donc vous rencontrer et nous pourrons mettre en place une coordination adaptée.
Une réunion publique d’information de la population lucéenne a eu lieu le lundi 17 mai salle René Losq.
Elle était co-organisée par Nantes Métropole représentée par Jean-François RETIERE, Vice -Président aux déplacements (et Maire de Mauves sur Loire), et par la municipalité de Sainte-Luce, représentée par Bernard AUNETTE et Patrick COTREL, Maire et adjoint aux déplacements.
Cette question des transports en commun et de l’arrivée du chronobus mobilise les Lucéens, puisque 250 personnes ont participé à la réunion.
Après une information sur les 10 lignes chronobus en projet, sur le concept de chronobus et sur les études en cours, le tracé de la ligne Est desservant Thouaré et Sainte-Luce a été précisé : le chronobus suivra la RD68 entre Thouaré et Sainte-Luce ; il traversera notre centre ville tout droit : rue jules Verne, rue Jean Moulin, rue du Pt Coty ; il empruntera ensuite la route de Sainte-Luce jusqu’à l’arrêt "Souillarderie" de la ligne 1 du tramway. Entrée en service en septembre 2013. Sa fréquence sera de 6 à 8 minutes en heures de pointe et de 10 à 12 minutes en heures creuse, pour une amplitude horaire allant de 5h à 23h.
Ce projet impliquera de nombreux aménagements de voiries (montant de 13 millions d’€ pour les travaux prévus), comprenant la création de couloirs bus (entre Thouaré-Sainte-Luce et Sainte-Luce-Nantes) et une redéfinition du plan de circulation sur l’ensemble de la commune pour faciliter le rabattement vers le chronobus et donner la priorité aux piétons, aux vélos, aux transports en commun (une ligne de bus de rabattement desservira la Bournière, les Islettes, le collège, ...) et au co-voiturage. Il sera en effet nécessaire de décourager et filtrer les flux automobile de transit en centre ville aux heures de pointe. Mais aucune expropriation de maison ou de jardin n’aura lieu (sinon, le démarrage en 2013 serait impossible).
Une étude sur le plan de circulation de la commune est en cours et a pour but d’instaurer une circulation plus appaisée et conviviale, avec un enquête publique en 2011. L’accès aux commerces sera préservé. Cela impliquera de nouvelles habitudes de déplacements et un partage des contraintes.
Cette réunion a duré 2 heures et a permis un long échange avec les Lucéens présents. Cela ne constitue que la première phase de la concertation avec les habitants.
Suite au nuage volcanique et l’interruption du trafic aérien, il a fallu rattraper le retard et rapatrier les familles parties passer une semaine de vacances à l’étranger.
L’aéroport de Nantes Atlantique a donc fonctionné à plein régime.
Et c’est quoi, ce plein régime ?
Le Directeur de l’aéroport nous donne une réponse précise : 20 000 passagers en 24 heures, le maximum autorisé. Mais "On sait gérer ce flux", précise-t-il.
Faisons le compte : 20 000 passagers par jour, cela représente plus de 7 millions de passagers dans l’année, alors qu’aujourd’hui l’aéroport en accueille seulement 2,7 millions.
Qui parle de saturation ????
On nous objectera que le projet de Notre Dame des Landes, ce n’est plus un simple aéroport de Nantes, mais un aéroport pour tout le grand Ouest.
Mais là aussi cette thèse est contredite ... par le Président régional du MEDEF !
Ce patron régional des patrons nous explique que jamais ses collègues bretons n’admettront que ce futur aéroport concerne la Bretagne ; et qu’en conséquence, une seule piste serait suffisante !
C’est décidément de plus en plus difficile de justifier ce projet !!!
A l’issue du périple de la "tracto-vélo",
un rassemblement et une manifestation ont eu lieu à Nantes samedi dernier (6 mars).
Un rassemblement ensoleillé tout d’abord place du commerce, avec de multiples prises de parole.
Difficile de dire combien nous étions à ce moment là.
Puis un cortège s’est formé en direction de la préfecture, avec les cyclistes, suivis de plusieurs dizaines d’élus et de plusieurs centaines de manifestants (peut-être plus de 1000). les tracteurs fermaient la marche et donnaient à l’ensemble un caractère impressionnant
Patrick Cotrel, adjoint aux déplacements, fait le point sur le dossier Chronobus, une « priorité absolue de la municipalité ».
Suite à l’article paru dans l’édition du jeudi 21 janvier 2010 de Ouest-France, la Ville de Sainte-Luce-sur-Loire, par la voix de son adjoint aux déplacements, Patrick Cotrel, souhaite faire le point sur l’avancée du dossier.
« Nous comprenons et partageons l’impatience des Lucéens, dont nous avons réuni les représentants dans un groupe de travail transports auquel appartient Maurice Liscouët, le président de l’association Clémentine.
La décision de création d’une ligne de Chronobus a été prise au printemps dernier par Nantes Métropole, à la demande des villes Sainte-Luce-sur-Loire et de Thouaré-sur-Loire, avec l’appui de Jean-François Retière, maire de Mauves-sur-Loire et vice-président de Nantes-Métropole en charge des déplacements.
Pour lire la suite (et lire l’article paru dans Ouest-France), cliquer ici
Visiblement, je suis en retard, puisque je boucle ces « échos » au moment du Conseil municipal suivant (le 15 décembre). Je vais essayer d’être plus rapide pour le conseil du 15.
Bonne lecture quand même !
Pour télécharger les "échos", cliquer ici
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Le débat contradictoire organisé par l’association "Espace HarmoniCité " à Sainte-Luce le 25 novembre a été très suivi : près de 250 personnes sont venues écouter Alain Mustière (Président du Conseil Economique et Social Régional) et Gaël Sanquer défendre le projet de nouvel aéroport, et Michel Tarin et Dominique Fresneau (Solidarités écologie et ACIPA) le combattre. Tout cela, avec "l’arbitrage" efficace de Thierry Guidet (Directeur de la revue "Place Publique").
Le débat a été organisé en 4 thèmes : enjeux économiques, sécurité, coût de l’aéroport, conséquences sociales et environnementales. Mais les interférences entre ces différents aspects se sont vite révélées.
Dans un second temps, le débat avec la salle a été très animé, mais globalement respectueux des différences et divergences.
Cette soirée a-t-elle apporté des éléments nouveaux au débat ?
Aucun, si on en croit Alain Mustière, pour qui depuis le débat public de 2003, tout a été dit.
Pourtant, Michel Tarin, par exemple, a apporté un élément intéressant : la stratégie de l’entreprise Air-France estime devoir rationaliser son organisation et son offre de services en rabattant par TGV les clients vers de grosses plate-formes où elle pourra remplir de gros avions et réaliser des économies de carburant. Dans ces conditions, on voit mal la place d’un aéroport comme notre Dame des Landes.
Enfin, et surtout, les défenseurs du projet refusent de prendre en compte les évènements nouveaux depuis 2003 (quitte à les réfuter) :
ils ne répondent pas sur l’inutilité d’un aéroport à 2 pistes, puisque des aéroports bien plus gros que Nantes n’ont qu’une seule piste ;
ils refusent de discuter de la proposition de Solidarité-ecologie de remplacer la piste actuelle à Bouguenais par une piste perpendiculaire Est-Ouest, bien moins coûteuse que Notre Dame des Landes (NDDL) et évitant le survol de Nantes. Ils évoquent un autre projet de piste transversale, pour mieux le réfuter : c’est de la culture du dialogue de sourds !
ils refusent de prendre en compte la récente crise pétrolière : à cause de la "crise", le nombre de mouvements d’avions diminue (43200 mouvements d’avions en 2003, 38000 en 2008), même si le nombre de passagers augmente : les avions sont mieux remplis. Mais le jour où l’économie "repartira", on aura de nouveau une flambée des courts du pétrole qui viendra limiter l’usage de l’avion ;
ils refusent de prendre en compte la crise climatique. Nous savons que nous devons réduire de façon très importante les dégagements de gaz à effet de serre d’ici 2020, si on veut avoir une chance de contenir le réchauffement-dérèglement climatique à 2°C d’ici la fin du siècle. Au delà de ce seuil, l’espèce humaine et de nombreuses espèces vivantes peuvent être gravement menacée. Or, le transport aérien est très dispendieux en énergie et en Gaz à Effet de Serre. N’y a-t-il pas contradiction entre la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique et vouloir investir massivement dans un nouvel aéroport ?
Lors du débat public de 2003, j’avais déjà évoqué les deux derniers points, sans obtenir de réponse. Mercredi soir, j’ai de nouveau évoqué ces 2 points, tout en précisant que je ne demandais pas de casser tous les avions, ni d’aller en Amérique à la rame ; et que tous les progrès technique permettant d’alléger les avions et de les rendre moins bruyants étaient bons à prendre.
Mais, là non plus, je n’ai obtenu aucune réponse.
Visiblement, les partisans de NDDL sont butés sur leur argumentaire et refusent d’inclure dans le débat tout élément nouveau, afin de pouvoir affirmer que le débat est désormais inutile.
Mercredi 25 Novembre 2009 à 20 h Salle Renée Losq - Place Général de Gaulle Sainte-Luce sur Loire
Venez participer à la soirée organisée par l’association
espace harmonicité :
pour connaître les enjeux économiques,
pour aborder les questions liées à la sécurité,
pour mesurer les aspects financiers de l’opération,
pour évaluer les problèmes sociaux et environnementaux
Un débat contradictoire entre des partisans et des
opposants à ce projet sera suivi d’un échange avec le public.
Débat contradictoire animé par Thierry Guidet, directeur de la revue Place Publique avec
des partisans du projet :
Alain Mustière (CESR)
Gaël Sanquer (Acsan)
des opposants au projet :
Dominique Fresneau (Acipa)
Michel Tarin (Solidarités Écologie)
Soirée organisée par espace harmonicité