0 | 10
Conseil régional :
Dans une dépêche, l’agence de presse AEF évoque la rencontre organisée par la Région pour faire le bilan de l’action régionale pour introduire les objectifs du développement durable dans la formation professionnelle continue et dans l’apprentissage.
Cette réunion était présidée par Matthieu Orphelin (président de la commission éducation et apprentissage) et Jean-Philippe Magnen (président de la commission formation professionnelle).
L’AEF écrit :
Après trois ans d’accompagnement par le cabinet d’audit Indeego, spécialisé dans le management « vert », la région explique avoir recensé une centaine de plans d’actions éco-responsables et/ou agendas 21 en cours dans les établissements de formation du territoire. « 30 sessions de sensibilisation à l’éducation à l’environnement et au développement durable ont été organisées : 40 CFA en ont bénéficié et 150 organismes de formation continue, soit au total 319 personnes ressources sensibilisées », indique un la région.
Par ailleurs, « 29 CFA volontaires ont bénéficié d’un accompagnement au management durable pour dégager des actions déjà conduites ou à conduire portant sur les trois piliers du développement durable : social, économique et environnemental en agissant sur l’organisation de l’établissement, les comportements individuels tout en intégrant le développement durable dans les contenus professionnels liés aux métiers. » En outre, « dix fédérations d’organismes de formation professionnelle continue (2), ont bénéficié de l’accompagnement du conseil régional, en vue de produire des plans d’action concrets au sein des quelques 250 organismes de formation adhérents et travaillant avec la région ».
On ne peut rêver d’un meilleur hommage à l’action que j’ai menée, avec les services de la Direction Formation Professionnelle et Apprentissage, dans le mandat précédent.
Dommage que la prise en compte de ce bilan par les mêmes responsables politiques n’ait pas pu avoir lieu au moment du débat sur la stratégie des Verts pour l’élection régionale.
Dommage, aussi, que la prise en compte de ce bilan n’ait pas pu avoir lieu au moment de la désignation des candidats Verts à la même élection.
Dommage, enfin que ce bilan n’ait pas été pris en compte avant que la direction des Verts régionaux ne prononce mon exclusion du parti (dans des conditions d’ailleurs contraires aux règles internes des Verts).
D’autant plus dommage que le rôle d’un parti, c’est aussi de capitaliser les expériences en matière de gestion des politiques publiques et d’assurer la transmission de ces savoirs. Mais Europe Ecologie n’est elle pas en train de passer un gros coup de torchon sur tout cela ?
Cependant, il ne faudrait pas laisser penser que le rôle de ces Présidents se limite à cette question. Ils sont attendus, et nous les attendons, sur leur capacité à répondre aux questions cruciales suivantes :
comment faire en sorte que les formations financées par la Région conduisent effectivement à l’emploi ?
comment construire le « Service Public Régional de Formation Professionnelle Continue » répondant effectivement aux besoins de tous les actifs ?
comment faire progresser dans les faits un droit à la formation professionnelle tout au long de la vie ?
comment répondre au problème des jeunes qui souhaitent entreprendre un cycle d’apprentissage mais qui ne vont pas trouver un employeur à la rentrée prochaine ?
….
A suivre ….
Le Fonds de sécurisation de l’emploi des salariés par la formation rencontre un fort succès
17 novembre 2009, par Patrick Cotrel - #20. Conseil régional - #35. Lettre Form. Prof. / Apprentissage - #50. Développement Durable - #70. Format. Profession. - #80. EmploiFace à la crise économique, le Conseil régional a mis en place plusieurs mesures lors de sa session plénière du 15 mai 2009.
Parmi elles, le Fonds régional de Sécurisation de l’Emploi des Salariés par la Formation" (FSESF) a pour objectif d’aider les entreprises en sous-charge de travail (avec chômage partiel ou non) à former ses salariés plutôt que de procéder à des licenciements. Ainsi, les charges de l’entreprise sont allégées pendant le temps de formation, son efficience se trouve à terme renforcée et/ou des diversifications d’activité peuvent être accompagnées. Les diversifications visées particulièrement sont celles qui intègrent les objectifs du développement durable (ce qui est parfois désigné par "la mutation écologique de l’économie"). De plus, les salariés voient leur qualification renforcée (nous veillons à ce ces formations soient certifiantes) et sont mieux armés en cas de problème ultérieur de l’entreprise.
Partant du principe que ce sont les OPCA (organismes paritaires chargés de collecter les fonds de la formation des entreprises) qui sont les mieux placés pour conseiller les entreprises dans ce domaine, le Conseil Régional a conventioné avec 8 OPCA (métallurgie, bâtiment, plasturgie, OPCA inter pro : AGEFOS-PME et OPCALIA, ...). Il a également conventionné avec le Fonds d’Assurance formation du Travail Temporaire et le FONGECIF pour favoriser des formations qualifiantes de salariés intérimaires et en fin ce CDD. La Région s’est également engagée à co financer les actions de formation. Au total, l’engagement financier de la Région approche les 4 millions €.
Le dispositif d’alerte mis en place associe tous les réseaux qui sont en contact avec les entreprises : Directions départementales du travail, chambres consulaires, pôle-Emploi, syndicats de salariés et organisations patronales, collectivités territoriales, ... Dès qu’une situation d’entreprise en difficulté est connue, l’OPCA est alerté pour faire un travail de diagnostic et d’ingénierie de formation.
Les projets de formation remontent ensuite à une cellule qui se réunit tous les 15 jours avec un dossier unique, commun à tous les financeurs. Le financement des formations est assuré avant tout par l’OPCA (c’est son métier) et l’entreprise concernée, et complémentairement par l’Etat et la Région.
L’ensemble de ce dispositif est patronné par les partenaires sociaux : un médiateur désigné par les syndicats de salariés et un autre par les organisations patronales suivent l’ensemble des opérations.
Et visiblement, ce dispositif répond à un besoin : depuis le 15 mai, 64 entreprises ont bénéficié de ce fonds et 3550 salariés sont entrés en formation.
Parmi les projets des entreprises bénéficiaires, beaucoup comportent des projets de diversification qui intègrent les objectifs du développement durable :
de nombreuses entreprises du bâtiment utilisent la formation pour mieux maîtriser les techniques d’isolation et d’utilisation des énergies renouvelables ;
telle entreprise des travaux publics cherche à se diversifier vers la construction de stations d’épuration ;
les chantiers STX étudient des navires plus économes en énergie ;
les entreprise sous traitantes de la navale étudient les possibilités de plate formes off shore pour des éoliennes ;
les bateaux Bénéteau se diversifient vers la construction de logements sociaux à ossature bois ;
...
Nous sommes bien en train de préparer l’avenir...
Cette année, les journées d’été
avaient lieu à Nïmes sur le site universitaire Vauban du 20 au 23 août.
Chaude ambiance à Nîmes pour ces journées d’été des Verts (et de Europe Ecologie) ! Et pas seulement à cause de la chaleur écrasante (36° à l’ombre), mais aussi par l’enthousiasme qui perdure depuis le 7 juin et le score historique des listes Europe Ecologie aux élections européennes.
Comme d’habitude, ces journées ont été l’occasion d’un très grand nombre d’ateliers et de forums, d’échanges d’idées et d’expériences sur
de nombreux sujets. Tout ce travail est d’autant plus indispensable que les militants verts ont été rejoints par des militants Europe Ecologie d’origines diverses.
Résultat : la fréquentation de ces journées d’été a battu des records : plus de 2000 personnes !
Sur le fond politique, il y a unanimité pour prolonger et élargir l’expérience d’ouverture que représente Europe Ecologie. Tous les participants sont persuadés que ce pôle écologiste représente le mouvement, le renouveau, l’espoir de refondation d’une vraie gauche du 21ème siècle.
Ils en sont d’autant plus persuadés que les échos qui leur parviennent de ce qui se passe au PS sont assez alarmants :
lors du meeting du jeudi soir, Eric Loiselet, animateur du pôle écolo au sein du PS, nous a fait part de son découragement et son échec par rapport à son objectif de sensibilisation du PS au développement durable : selon lui, la pensée du PS est complètement bloquée sur les valeurs traditionnelles du XIXème siècle ;
Arnaud Montebourg , parmi bien d’autres, déplore "l’immobilisme et le verrouillage" qu’il rencontre depuis "plus de 10 ans". S’il n’y avait pas d’ouverture, il ferait le constat que le PS, "telle la vieille SFIO, ne mériterait plus qu’on l’aide à survivre". "Il y a dans ce parti trop de violence, trop de blocages, trop de poussière sous les tapis, trop de petits calculs".
Ces journées d’été montrent
qu’une nouvelle force politique est en marche. Mais au-delà de l’enthousiasme du moment, le travail de construction, d’organisation et d’élaboration qui reste à faire est énorme. Il faut se mettre sérieusement au travail pour faire face aux prochaines échéances :
comment peser sur la conférence mondiale sur le climat qui sdoit se tenir en fin d’année à Copenhague, pour que les DECISIONS qui doivent être prises soient à la hauteur des menaces qui pèsent sur l’humanité ?
comment construire un programme et proposer des objectifs politiques et une stratégie réalistes et ambitieux dans chacune des régions, pour les élections régionales de mars 2010, tout en se positionnant dans le prolongement du rassemblement amorcé par Europe Ecologie ?
et, au-delà de la construction du regroupement Europe Ecologie, comment redonner espoir à l’ensemble de la gauche ?
Après son passage en conseil des ministres en juin, puis en commission des affaires sociales, et enfin en session plénière de la chambre des députés, le projet de loi a subi quelques modifications. Avant son passage devant les sénateurs, on peut faire le point sur ce projet de loi.
Pour lire l’article, cliquer ici
Le projet du Conseil régional de mobiliser tous les financeurs/décideurs de la formation professionnelle pour faire intervenir la formation professionnelle dans les PME en difficulté pour préparer l’avenir avance à grands pas.
Une première réunion de tous les partenaires s’est tenue le 1er avril à la Région. Une nouvelle réunion le 17 avril devrait finaliser l’ensemble du dispositif.
Pour lire l’article, cliquer ici
Après les travaux du "groupe Ferracci" (comprenant des représentants des partenaires sociaux, des régions et des administrations) qui se sont déroulés au second trimestre et qui ont abouti à un rapport remis début juillet au gouvernement, Me Lagarde a remis des "orientations pour une réforme de la formation professionnelle". (Pour voir ce texte, cliquer ici ).
Les partenaires sociaux ont entamé une négociation sur ce sujet à l’automne.
Pendant ce temps, 3 groupes de travail se réunissent sur l’orientation professionnelle, la VAE et la qualité de l’offre et de l’achat de formation. Dans chacun de ces groupes, seuls 2 représentant des Régions sont invités.
Pour ma part, je participe au groupe sur l’offre de formation. Mais au bout de 3 réunions, les Régions s’interrogent sur l’organisation des travaux de ces groupes, sur leur composition et sur leur véritable objectif. Bref, la question de l’utilité de ces groupes est posée.
Pour lire la lettre ouverte que j’ai adressée à la présidente du groupe sur l’offre de formation, cliquer ici .
Dans l’éditorial de Ouest France du 18 septembre 2008, Jean-Michel Djian décrit le système actuel de la formation professionnelle comme bloqué et dont l’évolution serait freinée par les partenaires sociaux. Pour ma part, je pense au contraire qu’il commence à évoluer et qu’une nouvelle loi doit renforcer ces évolutions, et non pas reconcentrer tous les pouvoirs entre les mains de l’Etat.
Pour lire la suite cliquer ici
Pour lire l’édito de Ouest-France cliquer ici
Pendant 2 jours, fin août, les Elu-e-s majoritaires de la CFPA-PE se sont réuni-e-s pour réfléchir aux orientations fondamentales du Conseil régional.
Tous les ans, ils font ce point de réflexion avant la reprise des activités qui accompagne la rentrée.
Cette année, les principaux débats ont concerné les questions suivantes :
le fonctionnement de la commission : avec l’arrivée d’une nouvelle conseillère (Michèle Picaud remplace Philippe Denis), quelques modifications des missions confiées à chaque élu-e ont été actées. Par exemple, Michèle Picaud aura en charge les formations para médicales (en lien avec Mado Coirier), Mado assurera la coordination des programmes OFT sur les départements, Andrée Gaudouin aura pour tâche supplémentaire l’animation pédagogique des CFA et les actions éducatives en direction des Apprentis, Sylvie Eslan supervisera les Olympiades des Métiers (en plus des actions qualifiantes) et Marie Juliette Tanguy ouvrira le chantier des freins à l’entrée en formation (en plus de l’action en direction des jeunes sans emploi ni qualification).
la réforme de la Formation Professionnelle : les discussions en cours, la fusion ANPE-ASSEDIC et les conditions de la décentralisation des actions qualifiantes de l’AFPA font peser de graves incertitudes sur l’action des Régions.
les nouvelles procédures de CAO (Commission d’Appel d’Offres) et la cohérence avec la construction du Service Public Régional de Formation Professionnel Tout au Long de la Vie.
les questions non réglées dans les conditions de la décentralisation de l’AFPA : on ne sait toujours pas à qui appartiennent les locaux, les restaurants et les hebergements. On ne sait toujours pas ce que deviennent les services annexes (orientation, médecine du travail, ingénierie, accompagnement des stagiaires) ! Il y a un risque réel de démantèlement de l’AFPA.
Sanitaire et social : il faut essayer de compléter la gratuité des formations d’aide-soignant pour les jeunes en formation initiale et les demandeurs d’emploi par une gratuité pour les salariés. Un dialogue avec les organismes collecteurs auprès des entreprises, comme le FONGECIF, est indispensable.
nécessité d’une réflexion sur les freins à l’entrée en formation des publics les plus en difficulté : aides financières, restauration, transports, hébergement, prise en charge des enfants, ....
Toutes ces réflexions sont autant de guide pour l’action durant l’année à venir, afin de pouvoir avancer vers un véritable droit à la formation tout au long de la vie.
entre le groupe "multipartite" et les Ministres C.Lagarde et L.Wauquiez
13 juillet 2008, par Patrick Cotrel - #20. Conseil régional - #35. Lettre Form. Prof. / Apprentissage - #70. Format. Profession.Ce 10 juillet le groupe "multipartite" composé des représentants des partenaires sociaux, des conseils régionaux, des administrations et présidé par Pierre Ferracci a remis son rapport à la Ministre Christine LAGARDE et son Secrétaire d’Etat à l’emploi, après plusieurs mois de travail intense.
Après l’exposé de Pierre Ferracci reprenant les grandes lignes du rapport, chaque organisation a exposé ses positions particulières assez longuement (1/4 d’heure par orga.).
Cliquer ici pour lire la suite