Le Blog de Patrick Cotrel
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25. Campagne municipale 2007-2008

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  • echos du Conseil municipal du 15 mars 2008

    17 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - # - #
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    Ce premier Conseil municipal du nouveau municipe marque un tournant : nous sortons de la période électorale et nous entrons dans la période de travail et de construction.
    Cette campagne ne s’est pas bien déroulée. Trop de mauvaise foi, de calomnies, d’attaques personnelles et pas assez de débat de fond. Et elle se termine mal : sans respect pour les électeurs, la liste de droite cède à la débandade.
    Il est urgent de tourner la page et de se mettre au travail sérieusement, pour avancer dans la résolution des problèmes qui se posent à nos concitoyens.

    Pour lire les échos du Conseil municipal, cliquer ici

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  • Quelques résultats du second tour

    16 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Ce second tour marque globalement une nette poussée de la gauche.

    Un regret pour la courte défaite de jean-Michel Marchand à Saumur.
    Mais beaucoup de satisfactions avec la victoire de Gilles Denigot (Les Verts) sur le canton de St Nazaire Ouest (près de 66%), la large victoire de Jean Yves Ploteau sur le canton de St Mars la Jaille (64,5%) contre Robert Diat.

    Et puis, il y a la confortable victoire de la liste de gauche emmenée par Bernard Chesneau à Thouaré (57,7%). Notre ami Vert joseph Bonnet sera 1er Adjoint. Nous allons pouvoir travailler ensemble sur l’axe Mauves-thouaré-Sainte Luce-Nantes, et il y a beaucoup à faire...

    Enfin, dernier satisfecit pour la nette victoire de Dominique VOYNET à Montreuil (plus de 54%).


  • Municipales à Sainte-Luce : résultat

    10 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    La participation est de l’ordre de 70%, ce qui est honorable par rapport à la moyenne nationale.

    Le résultat est le suivant :
    La liste de rassemblement de la gauche "Sainte-Luce avance - HarmoniCité" totalise 62,26% des suffrages et obtient 1 siège supplémentaire.

    Notre liste obtient 27 sièges sur 33, dont 9 pour le groupe Harmonicité.

    Résultat détaillé par bureau de vote :
    MuniSteL08


  • À propos de la ZAC de la Minais

    6 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Dans un article publié sur le site de la liste « Sainte Luce toujours », il nous est reproché d’avoir récemment augmenté le nombre de logements à construire sur la Zone d’Aménagement Concerté de la Minais (de 1050 à 1100).
    Il est intéressant de reprendre l’historique de cette ZAC pour mieux apprécier cette critique.
    Cette ZAC date de 1999 avec un projet de 630 logements. Mais à l’époque, aucun équipement collectif n’était prévu, pas même une école. En 2000, c’est la SELA qui est choisie comme opérateur.
    Commencent alors les difficiles négociations avec les propriétaires fonciers : la ville et la SELA proposent 50 Francs le mètre carré, les propriétaires en veulent 70. La ville et la SELA sont incapables de négocier à l’amiable. Les tribunaux sont appelés à trancher et les retards s’accumulent. Finalement, les terrains sont estimés à 118 Fm le mètre carré (si on ajoute les primes diverses, on arrive à 135 F le mètre carré !).

    Après cet épisode désastreux, la seule possibilité d’équilibrer financièrement l’opération, a été de densifier. Mais si on augmente le nombre de logements, alors la construction d’équipements collectifs s’impose et des coûts supplémentaires sont à intégrer. En conséquence, le nombre de logements prévus passe de 630 à 800, puis 1050 en 2005.
    Pour notre part, nous avons approuvé ces modifications successives parce qu’elle permettait de mieux répondre à une forte demande de logements sur l’agglomération, de construire un nombre appréciable de logements sociaux et de prévoir des équipements collectifs sur ce nouveau quartier, tout en maintenant un cadre de vie agréable.

    Suite à cette profonde modification de la ZAC, et à la volonté de M.Brasselet de confier la construction de la zone des Islettes aux promoteurs privés, une modification du PLU et une consultation publique étaient nécessaires. Mais devant les incohérences du dossier (souligné par nous-mêmes et par M. Vasserot), le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable. Ce nouveau retard a, bien entendu, engendré des coûts supplémentaires (les intérêts des sommes empruntées pour acheter les terrains et les frais divers coûtent annuellement de l’ordre de 200 000 € à la commune).

    Finalement, une dernière négociation a eu lieu fin 2007 à l’initiative de la nouvelle municipalité. Il en a résulté :
    - une réduction des appointement de la SELA,
    - une participation financière de Nantes Métropole (700 000 €),
    - une légère augmentation du nombre de logements : de 1050 à 1080 ou 1100, suivant le type de logements choisis.

    On le voit, les difficultés de l’ancienne majorité à négocier et les retards successifs qu’elle a enregistrés ont entraînés des coûts supplémentaires importants. Et aujourd’hui, c’est cette ancienne majorité qui voudrait nous donner des leçons et qui crie à la catastrophe financière parce qu’on augmente légèrement le nombre de logements !

    C’est tout simplement pas sérieux.


  • Budget municipal : quelle augmentation du budget de fonctionnement ?

    6 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Dans une « actualité » parue sur le site de « Sainte Luce toujours », la minorité communale nous reproche d’augmenter le budget de fonctionnement de 5,9 % (566 000 €) en 2008.
    Cela serait dû, selon elle, à plusieurs facteurs : "...embauche de 4 personnes supplémentaires à la mairie, participation aux frais de bouche des élus lorsqu’ils déjeunent à la cantine scolaire, invitation gratuite non seulement des élus, mais aussi de leurs conjoints aux repas des personnes âgées, augmentation du budget voyages, doublement du budget réception, etc ... "
    Laissons de côté les « frais de bouche » des élus : cette assertion est tellement ridicule qu’elle ne vaut pas la peine qu’on y revienne. Les autres « causes » de l’augmentation seraient imputables au chapitre 011 (charges à caractère général) et 012 (charges de personnel). Par rapport aux charges à caractère général qui semble être visé par la minorité, cela concernent les chapitres 623 (publicité, publications, relations publiques), 624 (transport collectif), 625 (déplacement, munitions et réceptions) et 626 (frais postaux et de télécommunications).
    Le total de ces quatre chapitres représente un budget de 272 846 €, alors qu’ils étaient de 284 618 € au budget primitif 2007, soit une baisse de plus de 4 %.
    Bien sûr, nous prévoyons une augmentation de 10 000€ aux frais de déplacement, en prévision du 20e anniversaire du jumelage avec Herzogenaurach, mais les économies de frais de télécoms (- 23 450 €), par exemple, compensent largement celà.

    Restent donc les frais de personnel.
    Ils sont en augmentation de 446 000 € par rapport à 2007 (+ 8,2 %). Soulignons tout d’abord que cette comparaison par rapport au budget primitif 2007 n’est pas valables, parce que ce chapitre a été (intentionnellement ?) sous-estimé par l’ancienne majorité. À tel point qu’il a fallu voter en urgence un budget supplémentaire de 215 000 € fin novembre, puis de nouveau 40 000 € le 18 décembre pour boucher les trous et payer le personnel.
    On peut donc estimer à 190 000 € (3,5 %) l’augmentation réelle de frais de personnel. Cette augmentation s’explique par la titularisation de plusieurs contrats d’accès à l’emploi (contrats d’un an aidé par l’État) arrivés à échéance pour des agents donnant satisfaction dans leur poste. Elle s’explique aussi par la création de quatre postes (5 créations et 1 départ non remplacé) :
    - un poste de chargée de mission agenda 21 réclamée par tous les élus municipaux (opposition comprise) ;
    - un poste de responsable à l’État civil ;
    - un poste d’ingénieur d’études au service technique ;
    - un poste de responsable du C. C. A. S., puisque l’ancienne responsable chapeaute maintenant l’ensemble des services sports, jeunesse, action sociale.
    Nous sommes bien conscients de la nécessité d’une réorganisation des services municipaux. Mais tous les professionnels de l’organisation savent que cela prend du temps et de la concertation (si on veut sortir de l’autoritarisme précédent). Par contre, nous prévoyons d’augmenter la formation professionnelle des salariés (+ 25 000 €) pour accompagner ce changement. En attendant, les créations de postes évoquées ci-dessus sont indispensables pour assurer la continuité du service public.
    Cette mise au point détaillée montre à l’évidence le peu de sérieux des affirmations à l’emporte-pièce de nos adversaires minoritaires.


  • Conférence de presse des Verts de l’agglo.

    5 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - # - # - #

    Paru dans Presse Océan du mercredi 05 mars 2008

    Les Verts renforcent leur poids au sein de la gauche

    "Les candidats Verts de l’agglomération sont bien décidés à faire entendre leur voix au sein des listes de gauche.
    Les candidats Verts de l’agglomération comptent bien doubler le nombre d’élus de leur formation dans les conseils municipaux et à la communauté urbaine.
    Si la gauche gagne partout, nous pourrons passer de onze conseillers communautaires à vingt, et de vingt-huit conseillers municipaux à près de soixante. Nous serons la deuxième force politique de la gauche » estime Jean-Philippe Magnen président des Verts de Loire-Atlantique.

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    EnTeteVerts44

    « Présents sur toutes les thématiques »

    Il n’y a pas de projet spécifique Vert de l’agglomération. Nous sommes solidaires du projet présenté par les candidats de gauche qui reprend nombre de leurs propositions et actions engagées lors du précédent mandat » explique Ronan Dantec, candidat sur la liste de Jean-Marc Ayrault et en lice pour les cantonales (Nantes 10).

    Les Verts sont présents sur toutes les thématiques, pas seulement au niveau environnemental. On a fait sept ans de bon travail. Cela va se traduire par le doublement des élus municipaux » souligne Gilbert Galliot, candidat à La Chapelle-sur-Erdre.

    Après Donges-Est, l’aéroport

    Les Verts de l’agglomération déclinent ainsi vingt et un engagements « et plus » pour l’agglomération nantaise. « Des objectifs précis et chiffrés. L’enjeu du prochain mandat est bien d’ériger quantitativement des politiques publiques à la hauteur des défis. Il faut se battre pour dégager les moyens qui correspondent aux enjeux » précise Ronan Dantec.

    Les Verts de l’agglomération reconnaissent qu’il « faut mieux faire » sur certains dossiers. « On n’est pas allé assez loin pour le vélo dans le mandat précédent. Un changement de braquet est nécessaire » note Jean-Philippe Magnen.

    Motif de satisfaction des Verts, l’état du dossier de Donges-Est : « On est en train de gagner sur l’une des principales atteintes à la biodiversité » se réjouit Ronan Dantec.

    Et les Verts, présents sur sa liste, sont prêts à assumer leurs divergences avec Jean-Marc Ayrault. « Nous nous engageons à ne pas voter les éventuels financements de Nantes Métropole pour la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes » confirme Jean-Philippe Magnen.

    Pour les détails des propositions des Verts pour l’agglomération : http://www.verts44.org

    Eric Cabanas"

    pour lire les 21 propositions, cliquez ici


  • Sainte Luce avance - Harmonicité

    4 mars 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Agenda

    Le samedi 15 mars à 9h00 en mairie

    PREMIER CONSEIL MUNICIPAL

    ordre du jour :

    • installation du nouveau conseil municipal
    • élection du Maire et des Adjoints

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    Pour voir le second tract de campagne de la liste Sainte-Luce avance - -harmoniCité, cliquer sur le lien suivant : Cliquer ici


    • Pour télécharger le tract programme de la liste de rassemblement de la gauche, cliquez ici (Attention, document volumineux).
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  • BREVES de CAMPAGNE

    29 février 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Le prix de la cantine

    Dans une ’actualité’, le site de Mme Lemaître vous accuse d’avoir trop augmenté les dépenses de fonctionnement. Parmi les dépenses ’inconsidérées’, il y a le prix trop bas, selon elle, payée par les élus lorsqu’ils déjeunent au restaurant scolaire. Nous avons effectivement instauré un tarif de 3,93€ par repas pour les élus (comme le personnel communal).
    Ce que Mme Lemaître oublie de dire, c’est que jusqu’à présent il n’y avait pas de tarifs pour les élus. Et il semble bien que Mme Lemaître les autres élus de l’ancienne majorité ne payaient tout simplement pas leur repas à la cantine scolaire.

    Pour autant, nous n’aurons pas la mauvaise foi d’affirmer que c’est une des causes de la mauvaise situation financière de la commune qu’elle-même et son ancienne majorité nous a léguée.

    D’autre part, la nouvelle majorité a augmenté l’indemnité de tous les conseillers de base de 58 à 74 € (brut). C’est également une augmentation des frais de fonctionnement. Mais là, cela n’a pas soulevé de protestation de la part de notre opposition !...

    Pour notre part, nous préférons traiter la question des finances communales de façon sérieuse et complète, en évitant des attaques personnelles : voir notre article sur la situation des finances communales.


    Une campagne apolotique ?

    Le contenu de la campagne de la liste « Sainte Luce toujours » se développe sur deux axes.
    - le contenu propositionnel : dans ce domaine, on peut constater un très grand contraste entre ce que disait cette liste au mois d’octobre et ce qu’elle dit maintenant.
    En octobre, Mme Lemaître affirmait « ... Tout changement radical fragiliserait la mairie ». Constatant que ce langage n’avait pas réussi à mobiliser, la liste « Sainte Luce toujours » a recherché des propositions en toute urgence. Où pouvait-t-elle les trouver ? Il n’est pas difficile de constater que l’équipe de Mme Lemaître a largement « pompé » sur notre programme. Un seul exemple : après 25 ans d’exercice du pouvoir municipal, elle s’aperçoit soudain qu’il faudrait « Accueillir à Ligéria des séances de cinéma », au moment même où nous allons faire fonctionner un cinéma !...
    - la critique de Jean-Marc Ayrault : c’est un axe de campagne tout à fait systématique dans le discours de la liste d’opposition, comme si nous étions à Nantes. Et elle utilise des termes et un ton tout à fait comparables à ceux de Sophie Jozan, candidate UMP sur Nantes. Mais il ne peut s’agir là que d’une similitude tout à fait fortuite, puisque notre liste « Sainte Luce toujours »est APOLITIQUE !... publié dans Ouest France



  • Situation des finances communales

    Réponse à M. J.C.Abbé

    25 février 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Certains observateurs attentifs ont manifesté un étonnement par rapport aux différents chiffres de l’endettement municipal par habitant qui ont été diffusés. Faisons un point sur cette question de l’endettement communal. La dette de la commune se monte à 11 millions d’euros. Ce chiffre n’est contesté par personne. Jusqu’à présent le nombre officiel d’habitants à Sainte Luce était de 11 500. Or, un recensement complémentaire a fait apparaître que nous sommes maintenant 13 235 à habiter Sainte Luce. Ce chiffre est officiel depuis le 1er janvier. Ainsi, si l’on se réfère à l’un ou l’autre de ces deux chiffres, on a pu dire successivement que l’endettement communal par habitant est de 1031 €, puis de 837 €. Même avec ce dernier chiffre, nous sommes la seconde commune la plus endettée de l’agglomération, après Nantes (1223 €) et avant Saint-Herblain (821 €).
    Notons au passage que la dette EncadreFinancesCom communale a peu diminué depuis l’année 2002. Elle était à l’époque de 11,6 millions d’euros. Par contre, depuis cette date, les impôts locaux des Lucéens ont fortement augmenté : 342 € par habitant en 2002, 412 € aujourd’hui (plus 20 %).

    Mais ce chiffre de la dette par habitant n’est pas, loin s’en faut, le seul critère pour apprécier la situation financière des communes. La dette doit s’apprécier par rapport à la capacité financière de la commune. C’est un peu comme dans un ménage. Si vos dépenses courantes sont nettement inférieures à vos revenus, alors vous pouvez contracter des emprunts importants, et vous n’aurez pas de difficultés à honorer les remboursements. Par contre, si vous peiner à dégager du surplus, alors un endettement un peu trop fort vous mettra en grande difficulté. À Sainte Luce, nous sommes plutôt dans le second cas. Certains indicateurs nous le montrent. Par exemple, si on compare l’encours de la dette aux recettes réelles de fonctionnement, Sainte Luce est à à 96 %, alors que la moyenne nationale des communes de 10 000 à 20 000 habitants n’est que de 76 % (en 2002, nous étions à 126 % !). De plus, nous ne pouvons plus recourir à des augmentations importantes des impôts locaux pour rétablir une marge de manœuvre, puisque le coefficient de mobilisation du potentiel fiscal est de 1,45, alors qu’il n’est que de 1,27 pour la moyenne des communes : autrement dit la pression fiscale est nettement plus forte à Sainte Luce, et on peut difficilement la renforcer.

    Nous n’avons donc pas d’autre choix que de naviguer au plus près de façon à :
    - ne pas augmenter la dette
    - faire face à l’entretien du patrimoine communal (qui est parfois en mauvais état : pas de vestiaires femme dans les ateliers municipaux)
    - contenir l’augmentation des dépenses de fonctionnement, mais assurer un redémarrage des services municipaux
    - essayer d’améliorer l’autofinancement sans augmenter la pression fiscale (les taux d’imposition restent inchangés en 2008) Sur tous ces points, voir mes comptes-rendus des derniers Conseil municipaux. Même si nous ne sommes plus dans la situation de faillite de 2002, la voie est étroite pour rétablir une situation financière saine et répondre aux besoins légitimes qui s’expriment dans la population lucéenne. Mais la transparence sur nos orientations budgétaires est indispensable : c’est ce que nous avons commencé à faire.


  • A propos de l’héritage municipal

    23 février 2008, par Patrick Cotrel - # - #

    Un article publié sur le blog de "Sainte Luce Toujours" explique que M. Brasselet a été un grand bâtisseur : plutôt que de multiplier les services à la population, il a préféré bâtir de nombreuses réalisations (sinfonia, Ligéria, Tabarly, Médiathèque,...). Bien entendu, cela a eu pour conséquence de générer un fort endettement de la commune, mais ces réalisations sont là. Et l’auteur ajoute : la nouvelle majorité prend une autre orientation car son budget de fonctionnement « explose », et il n’en restera rien pour nos enfants.

    Faisons le point sur tout cela.
    - Oui, la commune est fortement endettée : pour s’en convaincre, on peut se reporter à mon intervention préalable du début du dernier Conseil portant sur le budget 2008.
    - M. Brasselet a été un grand bâtisseur, mais :

    • De nombreux projets ont été mal définis et mal suivis, ce qui fait que leur exploitation pose aujourd’hui des problèmes graves, même si la conscience de la nécessité d’isoler les bâtiments était moins forte qu’aujourd’hui. Par exemple, le bâtiment d’accueil de la petite enfance est extrèmement mal isolé : sa dépense énergétique est de 320 kw/h/m2, alors que les normes aujourd’hui visées sont de 50 kw/h/m2. A tel point que se pose la question de savoir s’il vaut mieux le détruire ou bien procéder à de lourds travaux d’isolation. Par exemple, Sinfonia est très mal isolé et pose d’énormes problèmes de maitrise de température dans les différentes salles et de détérioration des instruments de musique. Par exemple, Ligéria (et même la Médiathèque) présentent des problèmes de chauffage importants, ainsi que des questions de lourdeur de changement de configuration.
    • En réalité, ce sont surtout des réalisations de prestige qui ont été (mal) réalisées, tandis que les autres bâtiments communaux se dégradaient : ainsi les ateliers techniques ne comportent pas de vestiaires pour les femmes, ce qui oblige deux femmes à se changer dans leur voiture. C’est contraire à la loi, et nous avon dû voter des crédits d’urgence pour résoudre cette question. Certains vestiaires du stade Ph. Porcher sont dans un très mauvais état depuis de trop nombreuses années. Les portes et fenêtres de certains groupes scolaires sont à rénover complètement depuis plusieurs années.

    Dans ces conditions, nous avons essayé de maintenir l’investissement à un niveau permettant de faire face à ces travaux urgents, sans pour autant augmenter l’endettement de la commune. L’opposition de droite nous reproche un trop faible investissement. Mais elle ne précise pas s’il fallait, pour cela, augmenter l’endettement de la commune déja trop fort, ou bien augmenter les impôts locaux (ce qu’elle a fait tous les ans depuis 2001).

    Le fonctionnement "explose-t-il" ?
    En réalité, l’ancienne majorité avait nettement sous-estimé les dépenses de personnel. Nous n’avons procédé qu’à quelques embauches indispensables pour restaurer un fonctionnement normal des services municipaux. Lors du débat budgétaire, l’opposition a d’ailleurs été incapable de citer les dépenses inutiles. Et elle a fini par ne pas voter contre le budget 2008, et elle a voté pour les taux d’imposition locale (sans augmentation) que nous avons proposés. C’est une reconnaissance implicite du sérieux de notre gestion des finances communales.



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