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Journées d’été du rassemblement des écologistes
Cet atelier fait partie de la préparation des "Etats Généraux de l’emploi et de l’écologie" qui doivent se dérouler sur les 6 prochains mois et déboucher sur des propositions publiques.
Plusieurs interventions intéressantes ont eu lieu, dont celle, comme d’habitude, d’Alain Lipietz. Mais deux d’entre elles ont retenu particulièrement mon attention, pour des raisons différentes.
Tout d’abord celle de Pierre Larouturou qui a démontré avec conviction et chiffres à l’appui que la relation avancée par Sarkozy entre temps de travail et chômage (’travailler plus pour gagner plus’) est complètement fausse, en particulier si on fait la comparaison avec l’Allemagne.
En réalité, on assiste en France à une offenssive pour l’augmentation de la durée du travail sous toutes ses formes (fin des 35 heures, heures sup, retraites, ...), ce qui correspond à une recherche d’augmentation de la part du capital au détriment de la part du travail dans le partage de la plus-value.
Ensuite celle de Jean-Philippe Magnen, pour des raisons différentes.
Parlant du plan anti crise du Conseil régional, il a énuméré un nombre important d’actions présentées commes nouvelles, et de plus, réalisées grâce à la volonté des élus Europe-Ecologie de faire avancer la conversion écologique de l’économie. Autant d’actions en 3 mois, çà c’est vraiment très fort !!
Surtout quand je pense au nombre d’années qu’il m’a fallu (avec les services de la Direction Formation Professionnelle) pour les mettre sur pieds !
Sur le fond (et au-delà du caractère un peu désagréable de la rcupération), il est sans doute contre productif d’effacer l’aspect collectif des actions réalisées par l’ensemble de la gauche, même si les écologistes en ont été les moteurs. Nous ne changerons pas la société tous seuls ; il faut convaincre et faire évoluer l’ensemble de la gauche, même si nous devons protéger notre indépendance organisationnelle et de pensée.
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L’objectif des autoroutes de la mer est de remplacer des transports de marchandises par camions entre l’Espagne et la France en passant par les Pyrénnées, par un transport maritime des remorques de camions entre le Nord de l’Espagne (GiJon et Vigo) et le Port de Saint-Nazaire. Le très gros intérêt est d’éviter la pollution engendrée par le transport routier, ainsi que la saturation des routes correspondantes (en particulier à travers les pyrénnées).
Ce projet d’autoroute de la mer, soutenu de longue date par les écologistes, commence enfin à se concrétiser : dès septembre prochain, une ligne maritime Gijon-St-Nazaire va démarrer avec 3 aller-retour par semaine pour transporter 150 remorques de camions et 800 passagers par voyage.
Le décret gouvernemental avec le groupe "Louis Dreyfus Armateur et Grimaldi" a été signé le 2 juillet dernier. Notons que l’Europe participe à ce projet à hauteur de 1 Million €.
Intervention de Philippe PAPIN, Conseiller régional "Ecologie-Solidarité Pays de la Loire" de la Sarthe
26 juillet 2010, par Patrick Cotrel - #10. Au fil des jours - #20. Conseil régional - #50. Développement Durable"On s’en souvient, la sortie de son livre pamphlet il y a quelques mois avait fait grand bruit. Seul contre tous, Claude Allègre dénonçait " l’imposture climatique ", niant une quelconque responsabilité humaine dans le réchauffement généralisé de notre planète.
Si la thèse, pour le moins hardie, doit son incontestable succès médiatique à l’unanimité de la communauté scientifique à la réfuter, il faut bien reconnaître qu’elle fit un flop retentissant dans le débat politique. À part les écologistes évidemment, bien peu, de gauche ou de droite, se sont hasardés à prendre une position tranchée. [ Même chez les anciens amis de Monsieur Allègre, pourtant largement vilipendés, on ne moufta guère. Il faut reconnaître que le sujet est périlleux tant la réelle prise en compte de la pénurie énergétique et du réchauffement du climat bouscule les schémas formatés de notre organisation sociale et économique où chaque mouvance politique a son rond de serviette. ]
L’accord signé l’autre semaine, (sans tambour ni trompette il est vrai), entre le secrétaire d’État Dominique Bussereau et les élus de Nantes Métropole, du département de la Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire, pour finaliser le financement conjoint de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, illustre parfaitement un constat. Au-delà des discours redondants sur le développement durable, sur les « Grenelles » successifs et autres moulins à vent, toute la classe politique est clairement derrière Claude Allègre [ pour nier le réchauffement climatique, nier la fin des ressources fossiles, nier le péril environnemental. Elle réaffirme sa foi indéfectible dans notre salut par la croissance sans fin, par le toujours plus de consommation, le toujours plus de transport. Tout argument contraire serait vain, car il s’agit bien de foi, la raison n’a pas ici sa place, elle le sait bien elle, que les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel.
Pour donner le change à une opinion publique toujours plus sceptique et inquiète, il ne manquera personne sur la photo du prochain sommet de la terre de Cancun, l’automne prochain, pour montrer au monde combien nos villes, nos départements, nos régions et l’état lui-même se sont engagés courageusement dans la lutte contre le réchauffement climatique, avec force Grenelles, Plan Climat, Agenda 21 et autres Bilan Carbone. Personne n’oubliera de préciser non plus qu’il a bien éteint la lumière en partant..]"
Paru dans Ouest-France (édition Nantes) le 24 juillet 2010 (amputé des parties entre crochets).
Suite à l’accord signé en catimini entre l’Etat et les collectivités locales (Nantes Métropole, Conseil Général 44 et Régions), la polémique entre le PS et Europe Ecologie fait rage. Chaque partie fait référence à l’accord passé entre les 2 tours de l’élection régionale. Qu’en est-il réellement, si on relit ce texte d’accord ? Et finalement, le problème de fond est-il réellement traité dans ce texte d’accord ?
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A l’occasion de notre assemblée générale, les membres de l’association "Ecologie-Solidarité pays de la Loire" ont débattu de différentes questions politiques.
L’une de ces questions portait sur la situation des jeunes en recherche d’apprentissage qui vont avoir du mal, comme l’an dernier, à trouver un employeur. Un premier dispositif de "veille" avait été mis en place avec le Rectorat l’an dernier. Cela avait permis de trouver des solutions pour pas mal de jeunes, mais plusieurs centaines d’autres avaient échappé au dispositif.
Il est donc urgent de revoir ce dispositif et de prévoir des solutions alternatives que la loi sur la formation professionnelle permet aujourd’hui.
C’est donc pour alerter Jacques Auxiette sur cette situation prévisible et pour proposer quelques pistes de solution que nous lui avons remis un courrier récemment.
Pour lire le courrier, cliquer ici
article Ouest-France 7 juillet, page région cliquer ici
Conseil régional :
Dans une dépêche, l’agence de presse AEF évoque la rencontre organisée par la Région pour faire le bilan de l’action régionale pour introduire les objectifs du développement durable dans la formation professionnelle continue et dans l’apprentissage.
Cette réunion était présidée par Matthieu Orphelin (président de la commission éducation et apprentissage) et Jean-Philippe Magnen (président de la commission formation professionnelle).
L’AEF écrit :
Après trois ans d’accompagnement par le cabinet d’audit Indeego, spécialisé dans le management « vert », la région explique avoir recensé une centaine de plans d’actions éco-responsables et/ou agendas 21 en cours dans les établissements de formation du territoire. « 30 sessions de sensibilisation à l’éducation à l’environnement et au développement durable ont été organisées : 40 CFA en ont bénéficié et 150 organismes de formation continue, soit au total 319 personnes ressources sensibilisées », indique un la région.
Par ailleurs, « 29 CFA volontaires ont bénéficié d’un accompagnement au management durable pour dégager des actions déjà conduites ou à conduire portant sur les trois piliers du développement durable : social, économique et environnemental en agissant sur l’organisation de l’établissement, les comportements individuels tout en intégrant le développement durable dans les contenus professionnels liés aux métiers. » En outre, « dix fédérations d’organismes de formation professionnelle continue (2), ont bénéficié de l’accompagnement du conseil régional, en vue de produire des plans d’action concrets au sein des quelques 250 organismes de formation adhérents et travaillant avec la région ».
On ne peut rêver d’un meilleur hommage à l’action que j’ai menée, avec les services de la Direction Formation Professionnelle et Apprentissage, dans le mandat précédent.
Dommage que la prise en compte de ce bilan par les mêmes responsables politiques n’ait pas pu avoir lieu au moment du débat sur la stratégie des Verts pour l’élection régionale.
Dommage, aussi, que la prise en compte de ce bilan n’ait pas pu avoir lieu au moment de la désignation des candidats Verts à la même élection.
Dommage, enfin que ce bilan n’ait pas été pris en compte avant que la direction des Verts régionaux ne prononce mon exclusion du parti (dans des conditions d’ailleurs contraires aux règles internes des Verts).
D’autant plus dommage que le rôle d’un parti, c’est aussi de capitaliser les expériences en matière de gestion des politiques publiques et d’assurer la transmission de ces savoirs. Mais Europe Ecologie n’est elle pas en train de passer un gros coup de torchon sur tout cela ?
Cependant, il ne faudrait pas laisser penser que le rôle de ces Présidents se limite à cette question. Ils sont attendus, et nous les attendons, sur leur capacité à répondre aux questions cruciales suivantes :
comment faire en sorte que les formations financées par la Région conduisent effectivement à l’emploi ?
comment construire le « Service Public Régional de Formation Professionnelle Continue » répondant effectivement aux besoins de tous les actifs ?
comment faire progresser dans les faits un droit à la formation professionnelle tout au long de la vie ?
comment répondre au problème des jeunes qui souhaitent entreprendre un cycle d’apprentissage mais qui ne vont pas trouver un employeur à la rentrée prochaine ?
….
A suivre ….
L’examen des résultats en voix (et pas seulement en pourcentages) de ces élections en Pays de la Loire, suite aux résultats des Européennes, permet de dégager quelques constats :
Le Front National a capté au premier tour une partie de l’électorat du MPF, mécontent de l’alliance au premier tour avec l’UMP et le centre droit. Mais au second tour, la liste Béchu a récupéré la grande majorité de cet électorat de la droite à l’extrême droite ;
La liste de rassemblement de Jacques Auxiette a largement mordu au premier tour des régionales sur les électeurs du Front de Gauche et de l’ensemble Europe-Ecologie/MoDem lors des européennes. Cette dynamique a crédibilisé la démarche d’union et a incité des abstentionnistes de gauche aux européennes à se mobiliser. Au second tour, le rassemblement a été effectif, même si on peut noter une augmentation des votes blancs et nuls ;
L’accord de second tour entre Europe-Ecologie et la liste Auxiette n’a pas modifié les propositions programmatiques, sauf par l’emploi de vocabulaire plus environnementaliste. Même sur le projet de Notre Dame des Landes, l’accord ne fait que constater …un désaccord ! Europe Ecologie obtient un peu plus d’élus, mais le PS a plutôt tendance à renforcer son pouvoir réel au sein de la Région et l’ambiance semble être « plombée » au sein de la nouvelle majorité.
Tout cela pose un problème important au sujet de la stratégie des écologistes : comment fédérer, plutôt que diviser ; accumuler les compétences et les transmissions de savoir-faire, plutôt que jouer un clan contre un autre ; organiser les réseaux militants, plutôt qu’abandonner les groupes locaux Europe Ecologie, comme ce fut le cas récemment ? Le débat doit être abordé : il est incontournable.
Pour lire l’article plus détaillé, cliquer ici
extrait de mon intervention au cours du Conseil municipal de Sainte-Luce du 30 mars 2010
31 mars 2010, par Patrick Cotrel - #20. Conseil régional - #27 Campagne régionale 2010Quelques mots tout d’abord sur le résultat des élections régionales. Comme Bernard l’a dit, c’est un succès pour la gauche, en particulier en Pays de la Loire où on savait, il y a quelques mois, que la droite gouvernementale cherchait à prendre une revanche. Finalement, et pour la première fois, les listes de la gauche et des écologistes a été majoritaire dans TOUS les départements.
Bien sûr, nous devons nous interroger par rapport au très fort taux d’abstention : même au second tour, les votes exprimés n’ont pas réussi à franchir la barre des 50% (48,79%). Et si Jacques Auxiette améliore son score par rapport à 2004 (56,4% et 63 élus au lieu de 52,4% et 60 élus), le nombre de voix recueillies a baissé de 762 500 à 702 100.
Félicitations à Christophe Clergeau qui est élu 1er Vice Président, avec une délégation très importante (action économique, recherche, innovations). Tout au long de ces derniers mois, il a assumé le rôle de Directeur de campagne et a donc été au cœur de toutes les décisions et des négociations entre les deux tours.
Permettez-moi, cependant, d’inclure une touche personnelle dans cette intervention. Vous le savez, depuis un an, avec un certain nombre de camarades Verts, nous avons défendu l’idée qu’après un mandat où nous avons pu faire avancer les objectifs du développement durable dans de nombreux domaines, il n’était pas logique de ne pas discuter avec nos partenaires de la majorité sortante pour tenter de faire un projet commun et une liste unique dès le premier tour. Nous n’avons pas été majoritaires chez les Verts, mais pour être fidèles à nos convictions, nous avons créé l’association « Ecologie-Solidarité Pays de la Loire » qui avait 6 candidats sur la liste de Jacques Auxiette. Et tout au long de la campagne de premier tour, Jacques Auxiette a souligné notre courage politique. A plusieurs reprises, il a même souligné que j’avais géré avec compétence et talent les politiques de la formation professionnelle et de l’apprentissage, qui représentent le quart du budget régional…
Et puis, pendant les négociations de l’entre deux tours, Dominique Norval est passée de la 23ème à la 31ème place et je suis passé de la 10ème à la 30ème place sur 33 en Loire-Atlantique (places non éligibles). Pourquoi ?
Bien sûr, Europe-Ecologie a sans doute demandé mon élimination. Mais cela n’était pas d’un poids suffisant pour faire céder Jacques Auxiette qui souhaitait ma ré-élection. Il a donc fallu qu’une plus haute autorité le lui impose et le fasse passer au sein du groupe des négociateurs…
Pour avoir une bonne idée du rôle de Nantes Métropole dans cette négociation, on peut consulter le blog de Pascal Bolo (proche de JM Ayrault) en cliquant ici
Au-delà de mon cas personnel, la question politique qui est posée à cette occasion est importante : peut-on nouer une alliance confiante et franche avec le Parti dominant dans un des deux camps ( la gauche ou la droite) ? Ou bien l’intérêt particulier de ce Parti dominant ne sera-t-il pas finalement plus important que tout ?
Mais surtout, c’est l’image même de la politique qui est un peu plus écornée dans cette affaire : quelle valeur peut-on attribuer à la parole politique, alors qu’on voit tous les jours nos responsables nationaux faire des voltefaces grossières ? N’est ce pas là une des causes principales de l’abstention qui est devenue majoritaire ?
Second tour de l’élection régionale
Communiqué de Ecologie-Solidarité Pays de la Loire" après le premier tour : cliquer ici
Communiqué de presse de "Vendée-Ecologie" après le second tour : cliquer ici
Les décisions sont donc prises : entre les 2 tours de l’élection régionale, je passe de la 10ème à la 30ème place (sur 33) en Loire-Atlantique, et je ne serai pas élu.
Beaucoup se posent des questions sur ce qui motive cette situation. Est-ce une volonté de ma part : clairement, NON !
Alors pourquoi ?
Pour lire ma lettre, cliquer ici